Huit manifestants ayant protesté contre un centre de détention pour migrants et les actions de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) en juillet dernier ont été reconnus coupables de terrorisme par un jury fédéral ce samedi 14 Mars. Cette décision inquiète plusieurs organisations de défense des libertés civiles, qui craignent la création d’un précédent pouvant restreindre le droit de manifester.
La manifestation avait dégénéré lorsqu’un policier a été blessé par balles lors d’affrontements avec les manifestants. Les procureurs ont présenté ces actions comme préparées et violentes, assimilables à du terrorisme contre les autorités, tandis que les avocats ont plaidé qu’il s’agissait d’une protestation politique, protégée par le Premier amendement de la Constitution américaine.
Les accusés ont été reconnus coupables de divers chefs d’accusation, notamment émeutes, utilisation d’armes et d’explosifs, entrave à la justice et soutien matériel à des terroristes. Benjamin Song, présenté comme le chef d’une « cellule antifa du nord du Texas », a également été reconnu coupable de tentative de meurtre sur un policier et risque la prison à vie.
Cette affaire survient après que l’ancien président Donald Trump a désigné les mouvements antifa comme organisation terroriste, et constitue selon les autorités la première poursuite ciblant un groupe coordonné d’antifas impliqués dans des activités violentes.
La procureure générale Pamela Bondi a salué le verdict, affirmant que l’administration Trump entendait démanteler systématiquement les groupes antifa et mettre fin à leurs actions violentes. Cependant, les critiques avertissent que cette qualification de terrorisme pourrait à l’avenir être utilisée pour réprimer plus largement les mouvements de protestation.
Jean Konso
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire