La Voix du Peuple Congolais, cellule d’Uvira, lance une alerte urgente à l’endroit des autorités nationales et de la communauté internationale concernant la dégradation rapide de la situation sécuritaire et humanitaire dans la ville d’Uvira, depuis l’arrivée des éléments armés affiliés à l’AFC/M23.
Selon ce mouvement citoyen, la population vit dans un climat de peur généralisée, marqué par des violences répétées visant principalement les jeunes et les hommes, souvent lors d’opérations nocturnes. Des corps sans vie seraient découverts presque quotidiennement dans plusieurs quartiers de la ville, accentuant l’angoisse au sein des habitants.
La Voix du Peuple Congolais affirme que des chasses à l’homme seraient menées contre des familles soupçonnées d’entretenir des liens avec les groupes d’autodéfense locaux, notamment les Wazalendo. Le bilan humain avancé par cette structure citoyenne fait état de plus de 1.500 personnes tuées, un chiffre qui, s’il était confirmé, traduirait l’ampleur dramatique de la crise.
L’alerte évoque également de graves atteintes aux droits des femmes, avec des cas de violences sexuelles présumées impliquant des femmes et des jeunes filles, sans distinction de statut matrimonial.
Par ailleurs, plusieurs habitants seraient arrêtés arbitrairement, soumis à des sévices et à des traitements inhumains, certains y laissant la vie, selon la même source.
La cellule d’Uvira de la Voix du Peuple Congolais rejette toute interprétation selon laquelle la manifestation du 16 décembre 2025 aurait été volontaire. Elle soutient que la population aurait été forcée de participer sous la menace, appelant la communauté nationale et internationale à ne pas considérer cet événement comme l’expression libre de la volonté populaire, mais plutôt comme une manœuvre d’intimidation.
Face à cette situation, la Voix du Peuple Congolais, cellule d’Uvira, exige le retrait immédiat et sans condition des éléments de l’AFC/M23 de la ville et de ses environs. Elle affirme que la population d’Uvira refuse toute cohabitation avec ces groupes armés et réclame une protection urgente des civils, ainsi qu’une enquête indépendante sur les violations présumées des droits humains.
MOÏSE KASHALA
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