Le mouvement politico-militaire Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a vivement réagi au rapport publié par Human Rights Watch sur la situation sécuritaire à Uvira, après le retrait de ses troupes de cette ville du Sud-Kivu.
Dans une déclaration rendue publique le 15 mai, son porte-parole, Lawrence Kanyuka, accuse l’ONG de relayer le narratif politique du gouvernement de Kinshasa. Selon lui, ce document manquerait de neutralité et s’inscrirait dans une campagne visant à discréditer le mouvement sur la scène internationale.
L’AFC affirme que son retrait d’Uvira s’est déroulé en plein jour, sans affrontements et sous observation publique. Le mouvement soutient également que les violences recensées dans la ville auraient été commises par la coalition gouvernementale, composée des Forces armées de la RDC (FARDC), de groupes alliés ainsi que de combattants étrangers.
Dans son rapport intitulé « Nous sommes des civils ! », Human Rights Watch accuse pourtant le M23 et les Rwanda Defence Force d’être impliqués dans des meurtres, violences sexuelles et enlèvements commis entre décembre 2025 et janvier 2026, durant leur occupation d’Uvira.
Boniface Malimingi Anatole.
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire