Un rapport accablant publié par l’organisation Human Rights Watch met en cause les rebelles du M23 ainsi que des éléments de l’armée rwandaise pour de graves violations des droits humains commises lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon le document, les faits remontent au 10 décembre 2025, date à laquelle les combattants du M23, soutenus par des forces rwandaises, avaient pris le contrôle de la ville après plusieurs jours d’affrontements contre les FARDC et les groupes d’autodéfense Wazalendo. La ville serait restée sous leur occupation pendant près d’un mois.
Le rapport fait état de nombreuses exactions visant des populations civiles. Plusieurs témoins affirment que des hommes, des femmes et des enfants ont été abattus alors qu’ils tentaient de fuir les combats dans le quartier de Kavimvira pour rejoindre le Burundi voisin.
Human Rights Watch documente également des exécutions sommaires, des tirs contre des pêcheurs dans le quartier de Kasenga, des violences sexuelles, des enlèvements et disparitions forcées d’hommes et de jeunes garçons, ainsi que des cas présumés de recrutements forcés attribués au M23.
Les quartiers de Kasenga et Rugenge figurent parmi les zones les plus touchées par ces violences, selon l’ONG.
Face à la gravité des accusations, Human Rights Watch appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’identifier et de poursuivre les auteurs présumés de ces crimes de guerre.
Rédaction
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