Le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni a livré une déclaration forte qui résonne bien au-delà des frontières de son pays. Réagissant à l’actualité internationale marquée par l’intervention militaire américaine au Venezuela et la capture du président Nicolás Maduro, le chef de l’État ougandais a appelé l’Afrique à tirer les leçons de cet épisode qu’il qualifie de signal d’alerte pour la souveraineté des nations du Sud.
S’exprimant avec l’assurance d’un ancien chef de guérilla, Museveni estime que les événements survenus au Venezuela démontrent la vulnérabilité persistante des États face aux grandes puissances militaires, en particulier lorsque les mécanismes de défense et de coopération régionale restent faibles. Pour lui, l’Afrique ne peut plus se permettre l’illusion d’une sécurité acquise.
Dans son analyse stratégique, le président ougandais reconnaît sans détour la supériorité technologique des États-Unis dans les airs et sur les mers. Toutefois, il affirme que cette domination n’est pas absolue.
« Même si les Américains dominent dans les airs et sur les océans, sur le terrain, dans un combat rapproché, nous avons les moyens de les battre », a-t-il martelé.
Museveni fonde cette conviction sur plusieurs réalités africaines :
- une connaissance approfondie des terrains, des climats et des environnements locaux ;
- des forces terrestres aguerries par des décennies de conflits asymétriques ;
- et surtout, la détermination des troupes locales, souvent prêtes à défendre leur sol jusqu’au sacrifice ultime face à des armées étrangères en mission.
Au-delà de la provocation verbale, le message du président ougandais s’adresse clairement à ses homologues africains. Il plaide pour un renforcement des capacités de défense nationales et régionales, ainsi qu’une coopération militaire africaine plus solide afin de réduire la dépendance stratégique vis-à-vis des puissances extérieures.
Dans un contexte de crise de confiance croissante entre l’Occident et plusieurs pays africains, cette sortie de Museveni se veut un avertissement autant qu’un appel à la vigilance. Si le ciel et les mers restent dominés par les grandes puissances, prévient-il, le sol africain demeure l’ultime rempart de ceux qui sont prêts à le défendre.
Rédaction
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