Trois personnes d’une même famille sont décédées au début du mois d’octobre 2026 à Chaminunu, dans la zone de santé de Kalonge, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Les victimes auraient présenté des symptômes similaires à ceux du choléra, dans un contexte marqué par plusieurs signalements de diarrhées aiguës et de vomissements.
Dans une alerte publiée le 8 octobre, l’Inspection territoriale de la Société civile de Kalehe rapporte que plusieurs cas de diarrhée aiguë et de vomissements sont enregistrés au centre de santé de Chaminunu depuis le 20 septembre. Parmi les trois décès signalés, un est survenu au centre hospitalier local. D’autres membres de la famille sont toujours sous soins médicaux.
Cette situation suscite des inquiétudes au sein de la communauté, notamment en raison des conditions sanitaires précaires auxquelles sont confrontées les populations locales et les personnes déplacées venues de Mulolo et de Nidja. Ces dernières font face à des difficultés d’accès à l’eau potable et à des infrastructures d’assainissement adéquates, des conditions susceptibles d’accroître les risques de propagation des maladies hydriques.
Toutefois, le choléra n’a pas encore été confirmé par des analyses biologiques. Les cas rapportés restent suspects et nécessitent des investigations médicales pour déterminer l’origine exacte des symptômes observés.
Face à cette situation, l’Inspection territoriale de la Société civile de Kalehe appelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Division provinciale de la santé du Sud-Kivu ainsi que les partenaires humanitaires à intervenir en urgence.
Elle recommande notamment le déploiement d’équipes médicales, la confirmation des cas suspects, la prise en charge gratuite des malades et l’approvisionnement des structures sanitaires en médicaments et en solutés. Elle plaide également pour un renforcement de l’accès à l’eau potable, des services d’hygiène et d’assainissement, ainsi que des campagnes de sensibilisation afin de limiter les risques de propagation.
En attendant les résultats des investigations sanitaires, la Société civile insiste sur la nécessité d’une réponse rapide et coordonnée pour protéger les populations de Chaminunu et des localités environnantes.
Moïse KASHALA
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