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Sud-Kivu : le gouverneur Jean‑Jacques Pouroussi-Sadiki alerte sur un retrait « partiel et trompeur » de l’AFC/M23 à Uvira

Le gouverneur de la province du Sud-Kivu, le professeur Jean‑Jacques Pouroussi‑Sadiki, a livré une mise au point ferme et détaillée sur l’évolution de la situation sécuritaire dans la ville et le territoire d’Uvira, ainsi que dans l’ensemble de la province, à la suite des communiqué...

Le gouverneur de la province du Sud-Kivu, le professeur Jean‑Jacques Pouroussi‑Sadiki, a livré une mise au point ferme et détaillée sur l’évolution de la situation sécuritaire dans la ville et le territoire d’Uvira, ainsi que dans l’ensemble de la province, à la suite des communiqués de l’AFC/M23 annonçant son retrait de cette zone stratégique.

S’exprimant devant l’opinion publique, l’autorité provinciale a indiqué que ce retrait, largement médiatisé par la rébellion, ne saurait être considéré comme total, effectif ni conforme aux accords de paix en vigueur.

Le gouverneur a rappelé que les différents accords signés entre la République démocratique du Congo et le Rwanda  y compris le plus récent, conclu sous l’égide du président américain Donald Trump entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame stipulent clairement un retrait unilatéral et inconditionnel des forces de l’AFC/M23 appuyées par le Rwanda.

« Ce n’est pas à une rébellion de dicter l’agenda, encore moins d’imposer des préalables comme la présence de la MONUSCO. Cela ne marche pas », a-t-il insisté.

Tout en encourageant la poursuite du retrait, le gouverneur a averti que les informations sécuritaires à sa disposition indiquent la présence persistante d’éléments armés dans la ville d’Uvira, dissimulés en civils mais toujours lourdement armés.

Selon Jean‑Jacques Pouroussi‑Sadiki, ces éléments résiduels auraient pour objectif de perpétrer des crimes ciblés, provoquer des pillages et semer le chaos, afin de créer une perception d’instabilité justifiant un éventuel retour de la rébellion.

Plus grave encore, le gouverneur a fait état de présumées poses de mines antipersonnelles destinées à piéger les autorités politico-militaires et les forces appelées à reprendre le contrôle de la zone.

Il a également confirmé que des combattants de l’AFC/M23 seraient positionnés sur les hauteurs stratégiques surplombant la ville d’Uvira, notamment à Katongo, Kagongo, Makobola 1 et 2 ainsi qu’à la montagne de Kivovo, avec des armes braquées vers la ville.

Contrairement à l’idée d’un retrait lointain, le gouverneur a révélé que les forces rebelles se seraient repliées vers Sange, Luvungi et la zone de la sucrerie de Kiliba, soit à une quinzaine de kilomètres seulement d’Uvira.

« Ils ne sont pas si loin que ça. S’ils ne se retirent pas au-delà de Kamanyola, il s’agira d’une violation manifeste du cessez-le-feu », a-t-il averti.

Face à cette situation, le gouverneur a appelé la population d’Uvira à rester calme, vigilante et disciplinée, tout en promettant que des consignes claires seront communiquées en temps utile par les autorités provinciales.

Jean‑Jacques Pouroussi‑Sadiki a par ailleurs lancé un appel fort à la cohésion sociale, dénonçant les tentatives de manipulation communautaire attribuées à l’AFC/M23.

Il a rappelé que les communautés Bavira, Banyamulenge, Bafuliru, Babembe, Bashi, Rega, Bahunde, ainsi que d’autres groupes et Congolais venus d’autres provinces, ont toujours vécu ensemble en harmonie au Sud-Kivu, malgré les tensions politiques instrumentalisées.

Le gouverneur a dénoncé ce qu’il qualifie de stratégie de victimisation, affirmant que des membres de la communauté Banyamulenge auraient été contraints sous la menace des armes à quitter Uvira par les éléments rebelles.

« Beaucoup nous ont appelés en détresse dans la nuit. Ils ont été forcés de partir. Ce n’est pas un choix volontaire », a-t-il déclaré.

Il a rassuré ces populations déplacées, leur garantissant que tout sera mis en œuvre pour leur retour sécurisé, afin qu’elles puissent reprendre une vie normale, gérer leurs biens, leurs écoles et leurs lieux de culte.

Le gouverneur du Sud-Kivu a conclu en réaffirmant la détermination du gouvernement provincial à faire respecter les accords de paix, à protéger les populations civiles et à préserver la cohésion sociale dans une province éprouvée par des années d’insécurité.

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