La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante dans la province du Sud-Kivu, où les rebelles du M23 et leurs alliés sont accusés de multiples violations du cessez-le-feu ainsi que du droit international humanitaire, selon un activiste du mouvement citoyen LUCHA.
D’après ce dernier, dans la nuit de samedi à 21 heures, plusieurs habitations ont été incendiées dans le village de Katale, situé dans le territoire de Kalehe. Ces actes sont attribués aux éléments de l’AFC-M23, aggravant la détresse des populations civiles déjà vulnérables.
Par ailleurs, de violents affrontements ont opposé, toute la journée du samedi 11 avril, les rebelles du M23 — présentés comme soutenus par le Rwanda — aux combattants locaux dits « Wazalendo ». Les combats se sont déroulés notamment à Nyamugari et Nyabaronga, dans le groupement de Mubuku (localité de Murangu), ainsi qu’à Mwami-Idjwi.
Sur le terrain, la situation reste tendue : les rebelles du M23 contrôlent les centres des villages, tandis que les Wazalendo occupent les hauteurs environnantes, maintenant une ligne de front instable.
Autre fait alarmant, des sources sécuritaires dénoncent l’utilisation répétée de drones de type TB2, de fabrication turque, pour bombarder des zones habitées. Les villages de Banyamulenge situés à Muranvya, dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, auraient été ciblés. Ces frappes seraient planifiées et coordonnées depuis le territoire rwandais, en appui aux forces de l’AFC-M23, selon plusieurs experts.
Ces nouvelles accusations viennent renforcer les inquiétudes quant à l’escalade du conflit dans l’est de la RDC, malgré les engagements en faveur d’un cessez-le-feu.
Moïse KASHALA
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