Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont accusé l’armée rwandaise, opérant en coalition avec les rebelles de l’AFC/M23, d’avoir mené de nouvelles attaques meurtrières dans les Hauts Plateaux de Minembwe, en province du Sud-Kivu.
Dans un communiqué de presse rendu public par l’état-major général, l’armée congolaise affirme que ces frappes sont intervenues dans la soirée du samedi 18 avril 2026, au lendemain de la 9ᵉ session des pourparlers de paix tenus à Montreux, en Suisse, entre le gouvernement congolais et les rebelles de l’AFC/M23.
Selon les FARDC, des drones de la coalition RDF–AFC/M23 ont ciblé non seulement des positions militaires à Mikenge et Kakenge, mais également des zones habitées, notamment au Point Zéro, touchant directement des populations civiles.
Le bilan provisoire communiqué fait état de quatre civils tués et de huit blessés, dont une majorité de femmes et d’enfants. Une situation que Kinshasa qualifie de « violation flagrante des engagements » pris dans le cadre des discussions en cours.
Condamnant « avec la plus grande fermeté » ces attaques, les FARDC ont exprimé leurs condoléances aux familles des victimes et leur solidarité aux blessés. L’armée congolaise affirme, par ailleurs, se réserver le droit de riposter « par tous les moyens appropriés », conformément à sa mission de défense de l’intégrité territoriale et de protection des populations civiles.
Ces nouvelles violences interviennent dans un climat de fortes tensions persistantes dans l’Est de la RDC, où les efforts diplomatiques peinent à instaurer un cessez-le-feu durable malgré la poursuite des négociations internationales.
Moïse KASHALA
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