Entre la fin du mois de mars et la mi-avril 2026, la zone de Minova–Numbi, dans la province du Sud-Kivu, a été marquée par des affrontements armés ayant provoqué une détérioration rapide de la situation sécuritaire. Les combats, survenus dans et autour de zones habitées, ont entraîné des pertes en vies humaines, de nombreux blessés ainsi que de nouveaux déplacements de populations civiles.
Dans ce contexte particulièrement tendu, les structures sanitaires locales ont été rapidement submergées par l’afflux de victimes. Plusieurs dizaines de blessés par balles ont été pris en charge dans les centres de santé et hôpitaux de la zone. Face à la gravité des cas et à l’insuffisance des capacités locales, certains patients ont dû être référés vers des structures médicales mieux équipées.
La pression exercée sur le système de santé a mis en évidence les limites des infrastructures médicales dans un contexte d’urgence sécuritaire prolongée, où les besoins dépassent rapidement les ressources disponibles.
En réponse à cette situation, l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières a renforcé son appui dans la zone. Son intervention a porté principalement sur la prise en charge des blessés et la fourniture de matériel médical aux structures de santé affectées, afin de soutenir la continuité des soins.
Si une légère amélioration de la situation médicale est observée, le contexte sécuritaire reste fragile. Cette instabilité continue d’avoir un impact direct sur l’accès aux soins et sur la capacité des structures sanitaires à répondre efficacement aux besoins des populations locales.
Moïse KASHALA
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