La tension politique reste vive au Sud-Kivu. Dans une déclaration rendue publique ce 28 avril 2026, un collectif de 21 députés provinciaux a réaffirmé sa détermination à mener jusqu’au bout la procédure de motion de censure visant le gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki, en dépit de la convocation des autorités provinciales à Kinshasa par le gouvernement central.
Les élus signataires qualifient la démarche parlementaire d’« irréversible ». Selon eux, cette procédure, jugée « régulière et conforme à la loi », doit nécessairement déboucher sur un débat en plénière suivi d’un vote au sein de l’Assemblée provinciale.
Ils dénoncent par ailleurs ce qu’ils considèrent comme des « manœuvres dilatoires » de l’exécutif provincial, accusé de vouloir freiner le processus démocratique en cours. Pour ces députés, la médiation engagée à Kinshasa ne saurait suspendre une initiative parlementaire qu’ils estiment légitime.
Dans leur déclaration, ces élus vont plus loin en appelant le gouverneur à prendre ses responsabilités. Ils invitent ainsi Jean-Jacques Purusi Sadiki à présenter sa démission auprès du président Félix Tshisekedi, afin, selon eux, de préserver la cohésion sociale dans une province déjà fragilisée.
Ce front parlementaire regroupe des députés issus de plusieurs territoires, notamment Fizi, Walungu, Kabare, Kalehe et Mwenga. Réunis à Uvira, ils affirment agir au nom de la population du Sud-Kivu, tout en renouvelant leur soutien aux efforts du chef de l’État en faveur de l’État de droit.
Pendant ce temps, le gouverneur et le président de l’Assemblée provinciale sont en route pour Kinshasa, où ils sont attendus dans le cadre des consultations initiées par les autorités nationales. Une rencontre qui pourrait peser sur l’évolution de cette crise institutionnelle, sans pour autant, selon les députés pétitionnaires, remettre en cause la poursuite de la procédure en cours.
Moïse KASHALA
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