La difficile accessibilité à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement continue de fragiliser les conditions de vie des populations dans le territoire de Shabunda, au Sud-Kivu.
Dans cette partie de la province, la situation sanitaire demeure préoccupante, alors que les communautés font déjà face à un contexte humanitaire marqué par l’insécurité et le déficit d’infrastructures essentielles.
D’après des informations rapportées dans un rapport de Médecins Sans Frontières (MSF), plus de 260 000 personnes seraient exposées à différents risques sanitaires, notamment ceux liés à la rougeole et au choléra.
La faiblesse de l’accès à une eau sûre constitue un facteur aggravant. Dans plusieurs localités de Shabunda, des habitants éprouvent encore des difficultés à disposer régulièrement d’une eau potable, ce qui accroît leur vulnérabilité face aux maladies hydriques et aux épidémies.
Face à cette situation, les acteurs humanitaires et communautaires redoutent une détérioration de la situation sanitaire, particulièrement dans les zones où les structures de santé et les installations d’assainissement restent insuffisantes.
Pour les acteurs locaux, la réponse ne devrait toutefois pas se limiter aux interventions d’urgence. Ils plaident pour des solutions durables, notamment la construction et la réhabilitation des systèmes d’approvisionnement en eau potable, ainsi que l’amélioration des infrastructures d’assainissement.
Ils appellent également les autorités et les partenaires humanitaires à intensifier les actions de prévention et de sensibilisation auprès des communautés afin de réduire les risques de propagation des maladies à potentiel épidémique.
À Shabunda, l’accès à l’eau potable apparaît ainsi comme un enjeu à la fois sanitaire, humanitaire et de développement, nécessitant des investissements durables au bénéfice des populations.
Bertin BYAMUNGU
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