La province du Sankuru, plongée depuis plusieurs mois dans une crise institutionnelle à la suite de la destitution de l’ancien gouverneur Victor Kitenge Kanyama en mai 2025, entrevoit enfin une issue politique.
Ce mercredi 21 janvier 2026, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a officiellement saisi la Commission électorale nationale indépendante (CENI) afin de lancer le processus devant conduire à l’élection d’un nouveau gouverneur et de son vice-gouverneur. Cette initiative s’inscrit dans la droite ligne de l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 25 octobre 2025, lequel avait confirmé la vacance du pouvoir exécutif provincial au Sankuru.
Depuis cette décision judiciaire, la province fonctionnait sans exécutif régulièrement investi, une situation qui a fortement affecté la gestion administrative, la coordination des services publics et la prise en charge de plusieurs défis sécuritaires et sociaux. Ce vide institutionnel a également ralenti les efforts de développement et fragilisé la gouvernance locale.
En saisissant la CENI, le gouvernement central marque sa volonté de rétablir l’ordre constitutionnel et de doter le Sankuru d’autorités provinciales légitimes et élues, capables de relancer l’action publique et de répondre aux attentes pressantes de la population.
L’annonce de ce processus électoral est perçue comme une étape décisive vers la stabilisation politique de la province. Elle redonne espoir aux habitants du Sankuru, qui aspirent à voir émerger un leadership provincial fort, en mesure de restaurer l’autorité de l’État, d’améliorer la gouvernance et de remettre la province sur la voie du développement durable.
Désormais, l’attention se tourne vers la CENI, appelée à fixer le calendrier et les modalités de ces élections très attendues, déterminantes pour l’avenir institutionnel du Sankuru.
Rédaction
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