La réunion consacrée au Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) s’est effectivement tenue ce mercredi 15 janvier 2026, dans un climat de fermeté et de mise en garde. La délégation de l’Intersyndicale nationale du Congo, conduite par son coordonnateur national, président de la CSC et de l’Intersyndicale nationale de l’administration publique, le camarade Fidèle Kiyangi Matangila, a réaffirmé sans ambiguïté la position des syndicats des travailleurs congolais.
Face aux partenaires sociaux, l’intersyndicale a insisté sur le fait que le décret signé par Son Excellence Madame la Première ministre, cheffe du Gouvernement, constitue une norme légale contraignante et doit être appliqué sans condition sur toute l’étendue de la République. Ce décret fixe le SMIG à 21.500 francs congolais par jour pour un travailleur manœuvre ordinaire, avec une tension salariale comprise entre 100 et 1.000.
Les syndicats ont été catégoriques : tout employeur incapable de payer le SMIG est invité à fermer son entreprise. Les menaces de licenciements massifs brandies par certains employeurs ont été qualifiées d’intimidations inacceptables. À défaut de respect du décret, l’intersyndicale prévient qu’elle envisagera une grève générale, estimant qu’« on ne peut pas jouer avec un décret émanant de la plus haute autorité gouvernementale ».
Dans les jours à venir, un Conseil national du travail sera convoqué avec, à l’ordre du jour, trois points majeurs, notamment la question des jours fériés légaux et l’examen de certains textes juridiques liés au travail.
Dans leurs commentaires, les responsables syndicaux ont appelé les travailleurs à resserrer les rangs et à faire front contre toute tentative de remise en cause de l’application du SMIG. Ils ont rappelé les propos de l’ancien ministre de l’Emploi et du Travail, Ephraïm Akwakwa, selon lesquels cette mesure constituait « un cadeau du Chef de l’État », intouchable par quiconque.
L’intersyndicale a également tenu à préciser que le montant de 21.500 FC n’a pas été imposé unilatéralement par le Gouvernement. Il résulte d’un accord conclu lors du dernier Conseil national du travail, après négociations entre employeurs et syndicats. Si l’intersyndicale avait initialement proposé 50.000 FC, les employeurs ont refusé et accepté eux-mêmes le montant de 21.500 FC, procès-verbal et signatures à l’appui. La Première ministre n’a fait qu’entériner cet accord, désormais opposable à tous.
Enfin, un avertissement clair a été lancé : tout syndicaliste qui tenterait de négocier un autre SMIG ou une autre tension salariale serait considéré comme traître à la cause des travailleurs et s’exposerait à des sanctions internes.
La lutte continue, martèle l’intersyndicale, déterminée à faire respecter le SMIG sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.
Moïse KASHALA
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