Le gouvernement du Rwanda a fermement dénoncé, lundi, les sanctions américaines visant ses forces de défense ainsi que plusieurs hauts responsables, les qualifiant de « mesures injustes » et « déséquilibrées » dans le contexte du conflit à l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué officiel, Kigali estime que ces sanctions « dénaturent la réalité » de la situation sécuritaire et ne ciblent « qu’une seule partie » impliquée dans le processus de paix. Les autorités rwandaises accusent Kinshasa de violer les accords de cessez-le-feu et évoquent des « attaques de drones constantes et indiscriminées » ainsi que des offensives terrestres qui auraient causé « de nombreuses pertes en vies humaines ».
Ces sanctions ont été annoncées par les États-Unis, qui accusent le Rwanda de soutenir le mouvement rebelle Mouvement du 23 mars (M23) actif dans l’est congolais. Une accusation que Kigali rejette catégoriquement.
Le gouvernement rwandais affirme toutefois rester engagé dans l’ensemble des volets des Accords de Washington, notamment le cadre d’intégration économique régionale. Il appelle ses partenaires internationaux à adopter une approche « équilibrée et objective » pour favoriser une solution durable à la crise.
Sur le terrain, la situation sécuritaire demeure préoccupante, marquée par des affrontements récurrents entre les forces armées congolaises et les combattants du M23. Kigali a par ailleurs indiqué qu’il poursuivrait ses opérations militaires dans la région, invoquant la nécessité de protéger ses intérêts nationaux et sa sécurité.
Thérèse Nkwo
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