La République démocratique du Congo envisage d’ouvrir la porte à un partenariat minier avec les États-Unis, en proposant la mine de Rubaya comme actif stratégique, selon Reuters.
Située dans les collines du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, la mine de Rubaya figure parmi les plus grands gisements mondiaux de coltan, représentant à elle seule près de 15 % de la production mondiale. Un minerai particulièrement prisé pour sa teneur élevée en tantale, essentiel à la fabrication de semi-conducteurs, de téléphones portables, d’équipements aéronautiques et de turbines à gaz.
Mais cette richesse se heurte à une réalité complexe : la zone est aujourd’hui sous le contrôle des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23). Chaque jour, des milliers de creuseurs artisanaux travaillent dans des conditions précaires pour assurer la survie de leurs familles, dans une région marquée par l’instabilité.
Dans un contexte de rivalité géoéconomique croissante, Washington cherche à sécuriser ses approvisionnements en métaux critiques et à réduire sa dépendance à la Chine. Pourtant, tant que la mine restera sous influence rebelle, la sécurité des investissements et la traçabilité du coltan posent de sérieux défis pour tout futur partenariat.
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire