L’usage des réseaux sociaux en République démocratique du Congo fait désormais l’objet d’une surveillance accrue de la part des autorités judiciaires. Sur instruction du ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, les officiers du ministère public, tant civils que militaires, ont été appelés à poursuivre les auteurs d’infractions commises dans le cyberespace.
Cette orientation s’inscrit dans le cadre des directives du président Félix Tshisekedi, formulées lors de la 80ᵉ réunion du Conseil des ministres, visant à mieux encadrer l’utilisation des plateformes numériques telles que Facebook, TikTok, X, WhatsApp et Instagram.
Si la Constitution congolaise garantit la liberté d’expression, notamment à travers son article 23, les autorités rappellent que ce droit doit s’exercer dans le respect de la loi et de l’ordre public. Le cyberespace congolais n’est donc pas une zone de non-droit et reste soumis aux dispositions du Code pénal ainsi qu’au Code du numérique de la RDC.
Parmi les infractions les plus fréquemment relevées figurent la diffusion de fausses informations, la diffamation, les injures publiques, le harcèlement en ligne, les menaces, l’incitation à la haine, ainsi que l’atteinte à la vie privée ou l’usurpation d’identité.
Les autorités précisent que des poursuites judiciaires peuvent également être engagées contre les auteurs se trouvant à l’étranger, grâce aux mécanismes de coopération judiciaire internationale.
Face à ces dérives, le ministère de la Justice appelle les citoyens à faire preuve de responsabilité dans l’usage des réseaux sociaux afin de préserver la cohésion nationale et le respect des institutions.
Jean Konso
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