L’ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo a vivement réagi aux récentes déclarations de Tibor Nagy au sujet du président Félix Tshisekedi, rejetant toute idée d’un prétendu désaveu américain à l’égard du chef de l’État congolais.
Dans une déclaration rendue publique ce samedi 9 mai, Jean Thierry Monsenepwo rappelle qu’une opinion personnelle émise par un ancien responsable américain « ne constitue ni une doctrine d’État ni la position officielle des États-Unis d’Amérique ». Selon lui, les relations entre la République démocratique du Congo et les États-Unis se sont plutôt consolidées ces dernières années autour des questions sécuritaires, économiques et diplomatiques.
Le diplomate congolais affirme que Washington continue de considérer la RDC comme un partenaire stratégique majeur dans la région des Grands Lacs, notamment dans les domaines des minerais stratégiques, de la stabilité régionale, des investissements et de la coopération économique.
Répondant directement aux critiques formulées par Tibor Nagy, Jean Thierry Monsenepwo estime que celles-ci reposent sur « des données incomplètes, biaisées ou insuffisamment contextualisées ». Il insiste également sur le principe de souveraineté nationale, rappelant que le peuple congolais reste seul maître de ses choix politiques et institutionnels.
L’ambassadeur PCA a, par ailleurs, dressé un bilan qu’il juge positif de la gouvernance de Félix Tshisekedi. Il cite notamment la gratuité de l’enseignement ayant permis à des millions d’enfants d’accéder à l’école, l’augmentation significative du budget national, la revalorisation des salaires des forces de sécurité et des fonctionnaires, ainsi que les efforts diplomatiques engagés pour replacer la crise sécuritaire de l’Est de la RDC au centre des préoccupations internationales.
Concernant le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle, Jean Thierry Monsenepwo estime qu’il s’agit d’une question relevant exclusivement de la souveraineté interne du peuple congolais. Selon lui, « aucune norme internationale n’interdit à une nation de réfléchir à l’évolution de ses institutions ».
Dans sa conclusion, le diplomate affirme que la RDC « n’a pas besoin de regrets étrangers, mais de respect », tout en renouvelant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il présente comme un dirigeant engagé dans la défense de la souveraineté nationale et la restauration de l’autorité de l’État.
Rédaction
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