Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a échangé, vendredi 21 août 2026, avec l’ambassadrice de Belgique en RDC, lors d’une audience tenue à la Cité de l’Union africaine. Plusieurs dossiers stratégiques au cœur des relations entre Kinshasa et Bruxelles ont été examinés.
Au centre de cette rencontre figurait notamment le partenariat industriel entre le groupe belge Umicore et la Société du Terril de Lubumbashi (STL). Bénéficiant d’une garantie financière de l’État belge, cette initiative entend contribuer à la transformation locale des ressources minières congolaises.
Une attention particulière a été accordée à la valorisation du germanium issu de Big Hill, avec pour ambition de limiter l’exportation des matières premières à l’état brut et de renforcer leur transformation sur le territoire congolais. Le projet prévoit également un transfert de technologies ainsi que le développement des compétences des travailleurs congolais.
La coopération dans le secteur de la défense a également occupé une place importante dans les discussions. Kinshasa et Bruxelles entendent poursuivre leur collaboration en matière de formation et de renforcement des capacités des Forces armées de la République démocratique du Congo.
Parmi les initiatives évoquées figurent notamment la formation de la 31ᵉ brigade de réaction rapide à Kindu, l’accompagnement des officiers basés à Kananga ainsi que l’appui médical au camp Kokolo, à Kinshasa.
Ces différents programmes traduisent la volonté des deux pays de consolider leur partenariat militaire tout en contribuant au renforcement des capacités opérationnelles et professionnelles des forces congolaises.
Les discussions ont par ailleurs abordé la situation politique nationale, notamment les avancées dans la préparation du dialogue national. Ce processus est présenté comme un cadre devant permettre aux différentes composantes de la société congolaise de poursuivre les consultations autour des principaux enjeux du pays.
Cette audience entre Félix Tshisekedi et la représentante de la Belgique met ainsi en lumière la diversité des domaines de coopération entre les deux États : industrie minière, transformation locale, transfert de technologies, défense et dialogue politique.
À travers ces échanges, Kinshasa et Bruxelles affichent leur volonté de maintenir un partenariat stratégique fondé sur le développement économique, le renforcement des capacités nationales et la coopération dans les secteurs jugés prioritaires.
Naomie Wawina
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire