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RDC : propos controversés du général Sylvain Ekenge sur les Tutsis, vive réaction du vice-Premier ministre belge Maxime Prévot

Une déclaration attribuée au porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général Sylvain Ekenge, suscite une vive polémique sur la scène politique et diplomatique. En cause, des propos jugés stigmatisants à l’égard de la communauté tutsie, qui ont...

Une déclaration attribuée au porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général Sylvain Ekenge, suscite une vive polémique sur la scène politique et diplomatique. En cause, des propos jugés stigmatisants à l’égard de la communauté tutsie, qui ont provoqué une réaction ferme du vice-Premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot.

Dans un message rendu public ce jour, le responsable belge s’est dit « extrêmement choqué » par les déclarations du général congolais, estimant qu’elles ciblent une communauté en particulier.

« C’est absolument indigne de la part d’un représentant officiel. Je les condamne avec la plus grande fermeté. Tout discours de haine doit être rejeté en toutes circonstances. La concorde nationale ne peut se construire que dans un esprit d’inclusion de toutes les communautés », a déclaré Maxime Prévot.

Cette sortie intervient dans un contexte national marqué par de fortes tensions sécuritaires, notamment dans l’Est de la RDC, où les conflits armés, les accusations de soutiens extérieurs et les clivages identitaires restent des facteurs majeurs d’instabilité. Dans ce climat, toute communication officielle revêt une portée particulière, tant sur le plan interne qu’international.

Des observateurs estiment que les propos reprochés au général Ekenge risquent d’alimenter les fractures communautaires, alors même que les autorités congolaises appellent régulièrement à l’unité nationale face aux menaces sécuritaires.

La réaction de la Belgique, partenaire historique et acteur diplomatique influent en Afrique centrale, souligne la sensibilité du sujet au niveau international. Elle rappelle également les attentes de la communauté internationale en matière de respect des principes de cohésion sociale, de lutte contre les discours de haine et de protection de toutes les communautés.

À ce stade, aucune réaction officielle détaillée n’a encore été rendue publique du côté des autorités congolaises pour clarifier ou contextualiser les propos du porte-parole de l’armée.

Cette controverse relance le débat sur la responsabilité des responsables publics dans leurs prises de parole, particulièrement dans un pays confronté à des défis sécuritaires complexes où les mots peuvent renforcer soit la cohésion nationale, soit les divisions.

Plusieurs acteurs de la société civile appellent déjà à l’apaisement, au dialogue inclusif et à une communication institutionnelle mesurée, afin d’éviter toute escalade verbale susceptible de fragiliser davantage le tissu social congolais.

MOÏSE KASHALA 

LA REDACTION

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