La Haute Cour militaire a clôturé, ce mardi 22 septembre 2026 à Kinshasa, les débats dans le procès opposant le lieutenant-général Philémon Yav Irung au ministère public. L’ancien haut responsable militaire est poursuivi notamment pour trahison et participation à un mouvement insurrectionnel.
Au cours de l’audience, le ministère public a présenté sa réplique aux arguments développés par la défense. Il a notamment rejeté les observations concernant le traitement réservé au co-prévenu Shauri Chibogo Issa, ainsi que la valeur accordée à ses déclarations dans la procédure. Le parquet militaire a également défendu son interprétation de l’article 182 du Code pénal.
La défense a contesté cette lecture, qualifiant la thèse du ministère public de « chimérique ». Elle a également maintenu ses réserves concernant l’interprétation faite de certaines dispositions constitutionnelles, notamment l’article 18 de la Constitution.
Invité à prendre la parole en dernier, le lieutenant-général Philémon Yav a réaffirmé qu’il ne reconnaissait pas les faits qui lui sont reprochés. Il a plaidé non coupable et demandé à la Haute Cour militaire de prononcer son acquittement.
Le prévenu a par ailleurs réitéré son attachement aux institutions de la République ainsi que sa loyauté envers le commandant suprême des FARDC, Félix Tshisekedi.
À l’issue de ces échanges, la Haute Cour militaire a pris l’affaire en délibéré. La juridiction doit désormais rendre son arrêt dans le délai prévu par la loi.
L’issue de ce délibéré déterminera ainsi la suite judiciaire réservée à cette affaire qui met en cause un officier général de haut rang des Forces armées de la République démocratique du Congo.
Moïse KASHALA
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