La République démocratique du Congo poursuit l’accélération de son vaste programme d’infrastructures routières dans le cadre du partenariat sino-congolais. Depuis la signature de l’Avenant n°5 en mars 2024, plusieurs projets structurants enregistrent des avancées importantes à travers le pays, avec pour ambition de moderniser le réseau routier national et de renforcer l’intégration économique des provinces.
Le financement consacré aux infrastructures routières a connu une hausse significative, passant de 3,2 milliards à 7 milliards de dollars américains. Cette enveloppe devrait permettre la construction et la réhabilitation d’environ 5 000 kilomètres de routes sur l’ensemble du territoire national.
À Kinshasa, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest figurent parmi les principaux projets en cours. Longs d’environ 73 kilomètres, ces travaux évalués à près de 395 millions de dollars comprennent également la construction de ponts ainsi qu’un échangeur destiné à fluidifier la circulation et réduire les embouteillages dans la capitale congolaise.
Dans la région du Kasaï, la route Kananga–Kalamba Mbuji, longue de 230 kilomètres, mobilise un investissement de près de 300 millions de dollars. Cette infrastructure stratégique devrait faciliter les échanges commerciaux avec l’Angola et contribuer au désenclavement de plusieurs localités.
Autre projet majeur du programme, la RN1 reliant Mbuji-Mayi à Nguba, longue d’environ 850 kilomètres, fait partie des axes prioritaires. Sur le tronçon Kamina–Kabondo, les travaux déjà réalisés auraient permis de réduire considérablement le temps de trajet entre plusieurs zones du centre du pays.
Dans le Kongo Central, les travaux de modernisation du tronçon Manterne–Tshela–Singini sur la RN12 s’inscrivent également dans cette dynamique de développement des infrastructures afin de soutenir les activités économiques régionales.
Selon les chiffres communiqués par Sicomines, quarante-huit projets d’infrastructures avaient été achevés à la fin de l’année 2025, tandis que vingt-six autres restent en cours d’exécution. Ces différents chantiers mobilisent des milliers de travailleurs congolais et chinois ainsi qu’un important parc d’équipements.
Toutefois, malgré les avancées enregistrées, le partenariat sino-congolais continue de faire l’objet de débats en RDC. Plusieurs voix appellent à davantage de transparence dans la gestion des financements, le suivi des investissements et l’exploitation des ressources minières liées à cet accord stratégique entre Kinshasa et Pékin.
Dan Banze Lwaba
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