Le député national Misare Mugombera Claude interpelle le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, sur la gestion des fonds destinés à la prise en charge des combattants dits « Wazalendo ».
Dans une question écrite transmise le 12 août 2026, l’élu demande au gouvernement de clarifier l’affectation et le décaissement effectif des ressources financières destinées à ces combattants.
Selon les éléments avancés par le député, une enveloppe mensuelle de 4 millions de dollars américains serait allouée par le Trésor public, à travers la Réserve armée de la Défense (RAD), en plus d’un fonds spécial d’intervention destiné à certains leaders régionaux.
Misare Mugombera s’appuie notamment sur les conclusions de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale du 22 avril 2026, ainsi que sur les observations recueillies lors d’une mission parlementaire menée entre juin et juillet dans la région d’Uvira, au Sud-Kivu.
Au cours de cette mission, le député affirme avoir constaté des disparités dans la prise en charge financière des combattants. Certains éléments auraient reçu des primes ponctuelles comprises entre 50 et 325 dollars américains, alors que d’autres auraient déclaré ne bénéficier d’aucune assistance financière régulière.
Ces écarts soulèvent, selon l’élu, des interrogations sur la chaîne de distribution et la gestion des ressources publiques destinées aux Wazalendo.
Pour faire la lumière sur cette situation, Misare Mugombera demande au ministre de la Défense de communiquer un bilan détaillé des fonds décaissés depuis janvier 2025, accompagné des justificatifs de paiement.
Il souhaite également connaître l’identité des intermédiaires ou structures chargés de gérer et de distribuer ces ressources.
À travers cette démarche parlementaire, le député entend obtenir davantage de transparence sur l’utilisation des fonds publics consacrés à la prise en charge des Wazalendo, alors que ces combattants sont engagés aux côtés des forces régulières dans le contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’Est de la République démocratique du Congo.
L’interpellation met ainsi en lumière la nécessité d’un suivi rigoureux des ressources affectées aux opérations et à la prise en charge des acteurs impliqués dans la défense du territoire national.
Rédaction
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