Le ton est monté d’un cran sur la scène politique congolaise. Dans une déclaration remarquée, Prince Epenge, cadre du parti ECiDé, a averti que de potentielles sanctions américaines pourraient viser le président Félix Tshisekedi et son entourage en cas de non-respect du calendrier électoral ou de modification controversée de la Constitution.
Selon lui, la politique américaine en matière de sanctions s’inscrit dans une logique constante : cibler les acteurs perçus comme portant atteinte aux principes démocratiques. L’opposant évoque notamment les précédents impliquant Joseph Kabila, récemment sanctionné, ou encore Moïse Katumbi par le passé. Dans cette perspective, toute initiative susceptible de provoquer un « glissement électoral » pourrait, selon lui, être interprétée par États-Unis comme une rupture de l’ordre constitutionnel.
Au cœur de son message, Prince Epenge insiste sur la nécessité du strict respect de la Constitution et des échéances électorales, qu’il considère comme les seuls garants de la stabilité du pays. Il souligne également que les partenaires internationaux, y compris États-Unis et les puissances occidentales, agissent avant tout selon leurs intérêts stratégiques et non sur la base d’alliances permanentes.
Cette prise de position intervient dans un contexte sécuritaire déjà tendu à l’Est de la RDC, où les violences persistent, notamment avec les activités du M23. Pour l’opposition, ouvrir un débat sur une éventuelle révision constitutionnelle dans un tel climat pourrait accentuer les divisions internes.
Face à ces avertissements, la question demeure : le pouvoir en place privilégiera-t-il l’apaisement politique et le respect du calendrier électoral, ou s’exposera-t-il à une pression accrue sur la scène internationale ?
Moïse KASHALA
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