Le gouvernement congolais a fermement condamné, mercredi 21 octobre, les déclarations controversées de Fils Mukoko, directeur général adjoint de la Régie d’assainissement de Kinshasa (Raskin) et cadre de l’UDPS, parti présidentiel. À la suite de la diffusion d’une vidéo contenant des menaces visant des ressortissants occidentaux présents dans la capitale, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a décidé de lui interdire l’accès aux médias pendant 80 jours.
S’exprimant au nom du gouvernement, le porte-parole Patrick Muyaya a dénoncé des propos qu’il a qualifiés d’« horreur absolue », précisant qu’ils n’engagent ni l’exécutif national ni aucune autre institution de la République.
Face à la gravité de la situation, le bureau du CSAC s’est réuni en urgence et a prononcé cette mesure restrictive à l’encontre de Fils Mukoko. Le régulateur des médias l’a également convoqué pour une audition dans ses locaux afin qu’il s’explique sur ses déclarations.
Dans la vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, l’intéressé évoque notamment une possible distribution d’armes dans plusieurs lieux publics, dont les terrains de football, les églises et les universités. Il tient également des propos menaçants à l’égard des ressortissants occidentaux vivant à Kinshasa, affirmant qu’ils « auront du mal à sortir de Kinshasa ».
Cette affaire suscite des réactions au sein des institutions et relance le débat sur la responsabilité des personnalités publiques dans leurs prises de parole, particulièrement lorsque celles-ci sont susceptibles d’alimenter la peur, les tensions ou les menaces à la sécurité.
La convocation de Fils Mukoko devant le CSAC devra permettre au régulateur d’examiner les faits qui lui sont reprochés, conformément à ses prérogatives en matière de régulation des médias et de communication publique.
Moïse KASHALA
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