Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé avoir saisi les autorités judiciaires compétentes à la suite de la recrudescence de contenus jugés diffamatoires visant la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que d’autres responsables publics.
Dans un communiqué officiel, l’Exécutif dénonce la multiplication, sur les réseaux sociaux et autres espaces numériques, de publications comportant injures, menaces, outrages et atteintes à l’honneur. Il estime que certains de ces agissements relèvent de campagnes coordonnées de dénigrement, impliquant des relais organisés et des actions concertées susceptibles de porter atteinte à la crédibilité des institutions, à la cohésion nationale et à l’autorité de l’État.
Le Gouvernement rappelle que la liberté d’expression et d’opinion, garanties par la Constitution, constituent des piliers essentiels de l’État de droit. Toutefois, souligne-t-il, l’exercice de ces libertés doit s’inscrire dans le respect strict des lois, de l’ordre public et des droits d’autrui.
À ce titre, les injures publiques, la diffamation, le harcèlement numérique, les incitations à la haine ou encore les atteintes à l’honneur sont considérés comme des infractions prévues et sanctionnées par la législation en vigueur.
Face à cette situation, les services compétents ont été instruits de constater les faits, d’identifier les auteurs, co-auteurs, complices et éventuels commanditaires, y compris ceux opérant sous anonymat ou depuis l’étranger, en vue d’engager des poursuites judiciaires conformément à la loi.
Le Gouvernement réaffirme enfin son attachement aux principes de liberté, de responsabilité et de respect mutuel, appelant les citoyens à préserver la dignité du débat public et à faire un usage responsable des plateformes numériques, dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Moïse KASHALA
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