Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) annonce un durcissement des sanctions contre les médias et professionnels concernés par des contenus faisant l’apologie de la rébellion ou incitant à la guerre en République démocratique du Congo (RDC).
Sous la présidence de Me Christian Bosembe, l’organe de régulation indique que la durée minimale de suspension est désormais fixée à 90 jours, avec la possibilité de sanctions plus lourdes pouvant aller jusqu’à la suspension définitive des médias concernés.
Dans le dossier de Paulette Kimuntu, la plénière du CSAC a décidé de revoir à la hausse la sanction initialement prononcée par le Bureau, passant de 60 à 90 jours de suspension. Les faits retenus portent notamment sur des accusations d’apologie de la rébellion et d’incitation à la guerre dans l’Est du pays.
Par ailleurs, le CSAC annonce avoir transmis le dossier de l’intéressée au parquet, qu’il invite à examiner l’affaire conformément aux dispositions légales en vigueur, en vue d’établir les éventuelles responsabilités pénales.
À travers ces mesures, le Conseil réaffirme sa volonté de faire respecter les règles déontologiques dans le secteur audiovisuel et médiatique, tout en mettant en avant la préservation de la paix, de la cohésion nationale et de l’intégrité de l’information en RDC.
Moïse KASHALA
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