En 2018, la République démocratique du Congo traversait l’une des périodes politiques les plus sensibles de son histoire récente. Le pays faisait face à une crise institutionnelle majeure liée au maintien au pouvoir du président de l’époque, Joseph Kabila, dont le mandat était arrivé à terme.
À Kinshasa comme dans plusieurs grandes villes, la tension était vive. Une partie importante de la population, soutenue par l’opposition politique, des mouvements citoyens, la jeunesse ainsi que l’Église catholique en République démocratique du Congo, s’opposait fermement à toute tentative de « glissement » électoral ou de troisième mandat, jugé contraire à la Constitution.
Dans ce climat de crispation politique et sociale, les forces de sécurité se retrouvaient également sous forte pression. La gestion des manifestations divisait parfois les institutions, révélant des tensions internes au sein de certains services de l’État.
C’est dans ce contexte explosif qu’intervient un drame qui marquera durablement les esprits : l’assassinat de l’officier de police Bombondo Mata Liwanda.
Dans la nuit du 18 décembre 2018, aux environs de 22 heures, cet officier de la Police nationale congolaise est tué à son domicile situé dans la commune de N’sele, à Kinshasa.
Selon des témoignages de proches et des sources sécuritaires, ce meurtre serait survenu dans un contexte de désaccords internes, notamment en raison de son opposition présumée à certaines méthodes utilisées pour réprimer les manifestations réclamant la tenue des élections.
La disparition brutale de Bombondo Mata Liwanda a profondément marqué sa famille, ses collègues ainsi qu’une partie de l’opinion publique, d’autant plus que les circonstances exactes de son assassinat restent, à ce jour, entourées de zones d’ombre.
Pour sa famille, le combat demeure inchangé : obtenir justice, faire reconnaître son engagement et préserver la mémoire d’un homme présenté comme un serviteur loyal de la nation.
Rédaction
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