Dans un communiqué publié ce lundi, le mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement) a exprimé son inquiétude face à la montée de l’intolérance politique et des pressions exercées sur les voix critiques en République démocratique du Congo.
Le mouvement déplore un climat où la stigmatisation et les menaces touchent ceux qui osent exprimer des opinions divergentes, notamment sur la question d’une éventuelle modification de la Constitution. Pour la LUCHA, ce débat constitutionnel ne doit pas éclipser les véritables urgences qui frappent le pays, notamment dans l’Est.
Selon le mouvement, les populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri continuent de souffrir de massacres, de déplacements forcés et de violations graves de leurs droits fondamentaux. La LUCHA dénonce également l’occupation illégale de certaines terres par le groupe armé M23, soutenu, selon elle, par le Rwanda.
Pour le mouvement citoyen, la Constitution congolaise n’est pas un instrument politique, mais le pacte fondamental du peuple. Elle rappelle que chaque citoyen a le devoir, conformément à l’Article 64, de résister à toute prise de pouvoir contraire aux dispositions constitutionnelles.
La LUCHA appelle donc les autorités à mettre fin aux intimidations, à sécuriser l’Est du pays et à ouvrir un dialogue national sincère, afin de résoudre durablement les crises sécuritaires et institutionnelles. Le mouvement insiste sur le fait que la démocratie ne se négocie pas sous la peur, mais se défend par le respect du droit, la mobilisation citoyenne et la volonté du peuple souverain.
Cette prise de position s’inscrit dans l’approche humaniste du mouvement, qui met au centre la dignité et la sécurité des populations congolaises.
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