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RDC : la Coalition Article 64 annonce une marche nationale contre tout projet de troisième mandat | Africa Monde

RDC : la Coalition Article 64 annonce une marche nationale contre tout projet de troisième mandat

La Coalition Article 64 (C64), qui rassemble plusieurs figures de l’opposition congolaise, dont Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, annonce la reprise de ses actions de mobilisation citoyenne à travers une marche pacifique nationale prévue le ...
Les membres dela coalition C64 de l'opposition
Les membres dela coalition C64 de l'opposition

La Coalition Article 64 (C64), qui rassemble plusieurs figures de l’opposition congolaise, dont Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, annonce la reprise de ses actions de mobilisation citoyenne à travers une marche pacifique nationale prévue le 15 septembre 2026.

Cette manifestation interviendra le jour de la rentrée parlementaire. À Kinshasa, plusieurs points de rassemblement sont annoncés, avec pour objectif de converger vers le Palais du Peuple, siège du Parlement.

Dans un communiqué signé le 16 juillet, la C64 estime que le renvoi au Parlement de la loi portant organisation du référendum, après les réserves formulées par la Cour constitutionnelle, ne signifie pas l'abandon du projet.

Pour cette coalition, le texte n’a été ni retiré ni abandonné de manière définitive. Elle considère dès lors que la perspective d’un changement de Constitution demeure une question politique ouverte.

La C64 appelle ainsi les Congolais à la vigilance et entend maintenir la pression sur les institutions afin d’empêcher, selon elle, toute initiative susceptible de modifier les règles fondamentales relatives à l’exercice du pouvoir présidentiel.

Au centre de la contestation se trouvent les articles 70 et 220 de la Constitution.

La coalition affirme qu’aucune révision constitutionnelle, aucun référendum ou autre mécanisme juridique ne devrait être utilisé pour permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.

Pour les responsables de la C64, la limitation du nombre de mandats présidentiels constitue un principe essentiel de l’ordre constitutionnel congolais. Ils entendent donc mobiliser la population pour défendre ce qu’ils présentent comme un « pacte républicain ».

Cette position place une nouvelle fois la question de l’avenir constitutionnel de la RDC au cœur du débat politique national.

La C64 justifie également son inquiétude par la situation sécuritaire persistante dans l’Est du pays. Dans son communiqué, elle dénonce notamment le risque de « balkanisation » de la République démocratique du Congo dans un contexte marqué par la guerre et l’occupation de certaines parties du territoire.

Pour la coalition, le débat institutionnel ne peut être dissocié de la question de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale.

Elle estime que les autorités doivent concentrer leurs efforts sur la restauration de l’autorité de l’État et la sécurisation de l’ensemble du territoire.

Le choix du 15 septembre n’est pas anodin. En organisant cette marche le jour de la rentrée parlementaire, la C64 entend placer son message directement au cœur de l’activité des institutions législatives.

À Kinshasa, la convergence annoncée vers le Palais du Peuple pourrait donner une forte portée politique à cette mobilisation. Dans les autres provinces, la coalition appelle également à des actions sur l’ensemble du territoire national.

L’ampleur de cette mobilisation dépendra toutefois de la capacité des partis membres de la C64 à coordonner leurs structures et à mobiliser largement la population.

Cette annonce intervient dans un climat politique déjà marqué par de fortes divergences entre le pouvoir et une partie de l’opposition sur l’évolution des institutions et de la Constitution.

Pour la C64, la mobilisation du 15 septembre doit servir à rappeler que toute réforme constitutionnelle touchant aux principes fondamentaux du régime présidentiel doit faire l’objet d’une vigilance citoyenne accrue.

La coalition affirme vouloir mener une action pacifique et appelle les Congolais à se mobiliser pour défendre les principes constitutionnels.

La journée du 15 septembre pourrait ainsi constituer un moment important de la vie politique congolaise. Au-delà de la marche, elle permettra de mesurer la capacité de l’opposition à construire une mobilisation nationale autour de la question constitutionnelle et, surtout, la manière dont les autorités répondront à cette nouvelle démonstration de contestation.

Le débat sur la Constitution risque donc de rester au centre de l’actualité politique congolaise dans les prochains mois, avec en toile de fond une question majeure : comment préserver les équilibres institutionnels tout en permettant d’éventuelles évolutions du cadre constitutionnel sans remettre en cause les principes considérés comme fondamentaux ?

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