La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC) condamne les violences enregistrées en marge de la marche organisée mardi 15 septembre 2026 à Kinshasa par la Coalition Article 64 (C64), regroupant plusieurs formations de l’opposition.
Dans un communiqué officiel référencé N° CNDH/013/PRES/PNM/SP/01/2026, l’institution indique avoir déployé une mission d’observation et de monitoring afin de suivre le déroulement de la manifestation, d’évaluer le respect du droit constitutionnel de manifester et de documenter les éventuelles violations des droits humains.
Selon les constatations de la CNDH, la marche, qui devait relier l’Échangeur de Limete au siège de l’ÉciDé sur le Boulevard Triomphal, a été perturbée au niveau des 10ᵉ, 11ᵉ et 12ᵉ rues de Limete.
L’institution rapporte que des individus munis notamment de machettes, de bâtons et d’autres objets contondants ont empêché la progression des manifestants, entraînant des tensions et des atteintes aux droits fondamentaux.
La CNDH condamne fermement tout recours à la violence, quelle qu’en soit l’origine, et appelle l’ensemble des acteurs politiques à privilégier la retenue, la tolérance et le dialogue afin de préserver la paix sociale et l’intégrité physique des citoyens.
L’institution des droits de l’homme salue par ailleurs la gestion de la situation par la Police nationale congolaise (PNC), dont elle relève le professionnalisme et la maîtrise lors de l’intervention.
Elle encourage toutefois les forces de l’ordre à poursuivre leurs opérations dans le respect des principes de nécessité, de proportionnalité et d’impartialité lors des manifestations publiques.
La CNDH précise enfin que l’analyse des informations recueillies sur le terrain se poursuit. Un rapport d’enquête détaillé devrait être rendu public dans les meilleurs délais.
Moïse KASHALA
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