La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a poursuivi ses consultations sur la question sensible de la révision ou du changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Dans ce cadre, les évêques catholiques ont auditionné, ce jeudi 18 juin, l'opposant Delly Sessanga ainsi que le professeur Tshilumbayi Musau, représentant de la majorité au pouvoir. Les deux personnalités ont présenté les arguments de leurs camps respectifs concernant l'opportunité ou non de modifier la loi fondamentale du pays.
Cette démarche s'inscrit dans le cadre de l'Assemblée extraordinaire de la CENCO, qui entend recueillir les différentes sensibilités politiques et sociales avant de se prononcer publiquement sur un débat qui continue de diviser la classe politique congolaise.
Avant la CENCO, l'Église du Christ au Congo (ECC), partenaire de l'Église catholique dans plusieurs initiatives nationales, avait déjà mené des consultations similaires lors de la 66ᵉ Assemblée ordinaire de son Conseil exécutif. À l'issue de ces échanges, l'ECC avait estimé que toute éventuelle modification de la Constitution devrait être précédée d'un dialogue national inclusif.
Une position qui avait suscité de vives réactions au sein de l'opposition, laquelle demeure majoritairement opposée à toute initiative de révision constitutionnelle dans le contexte politique actuel.
La prise de position attendue de la CENCO pourrait ainsi peser considérablement dans ce débat national aux enjeux politiques majeurs.
Rédaction
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire