La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) salue l’appel lancé par James Swan, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, en faveur d’un dialogue national inclusif.
Lors de son intervention devant le Conseil de sécurité de l’ONU, mardi 29 septembre 2026, James Swan a souligné la nécessité d’un dialogue permettant une large participation des parties prenantes et conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l’ensemble des acteurs. Il a également appelé les autorités et les acteurs congolais à préserver l’espace civique, garantir les libertés fondamentales et faire preuve de retenue et de tolérance politique.
Dans un communiqué publié ce mercredi 30 septembre à Kinshasa, la C64 affirme partager cette approche. La coalition estime que la crise multidimensionnelle que traverse la RDC nécessite un dialogue « véritablement inclusif », réunissant les différentes forces politiques et sociales représentatives du pays, dans le respect de l’ordre constitutionnel.
La C64 revient également sur les violences survenues lors de la manifestation du 15 septembre 2026. Elle réclame notamment une enquête internationale indépendante afin d’établir les circonstances des violences, d’identifier les auteurs et de déterminer les responsabilités. La coalition demande aussi le démantèlement de la milice qu’elle désigne comme les « Forces du progrès ».
Concernant la justice congolaise, la C64 appelle à l’impartialité et demande que les éléments de preuve disponibles, notamment les images et autres informations susceptibles d’identifier les auteurs des violences, soient exploités dans le cadre des enquêtes.
Cinq exigences réaffirmées
À travers ce communiqué, la C64 réaffirme par ailleurs les cinq positions qu’elle présente comme constantes :
Non au changement de Constitution ;
Non à un troisième mandat ;
Non à la balkanisation de la RDC ;
Non au glissement des mandats au-delà de 2028 ;
La coalition estime enfin qu’un véritable dialogue national ne devrait pas se limiter à des consultations dont le cadre serait défini unilatéralement par le pouvoir. Elle demande une concertation entre les différentes parties sur la préparation, les modalités et la facilitation du processus.
Le communiqué est signé, au nom de la Coalition Article 64, par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga.
Moïse KASHALA
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