Les députés nationaux ont entamé, ce mercredi 27 mai 2026, l’examen de la proposition de loi portant organisation du référendum en République démocratique du Congo, une initiative du député national Paul Gaspard Ngondankoy. Déclaré recevable le 30 avril dernier, ce texte est perçu par plusieurs acteurs politiques comme une étape ouvrant la voie à une éventuelle révision de la Constitution.
Dès l’ouverture de la plénière, le groupe parlementaire « Ensemble », proche de Moïse Katumbi et considéré comme la principale force de l’opposition à l’Assemblée nationale, a annoncé son boycott des travaux. Les députés de cette plateforme ont quitté la salle des plénières pour protester contre ce qu’ils qualifient de « forcing » de la majorité au pouvoir.
Réagissant à cette attitude, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a affirmé que les travaux allaient se poursuivre malgré l’absence de l’opposition.
« Si l’opposition ne veut pas que le peuple s’exprime, elle est libre de sortir de la plénière », a-t-il déclaré devant les élus présents.
Cette séquence politique relance ainsi le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution en RDC, un sujet particulièrement sensible sur la scène politique congolaise.
Rédaction
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