L’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) a appelé, vendredi, à une documentation systématique des violations des droits humains dans les territoires de la République démocratique du Congo (RDC) actuellement occupés par la coalition des forces rwandaises et du groupe armé M23-AFC.
Dans une déclaration officielle signée par Georges Kapiamba, président national de l’Acaj, l’organisation insiste sur la responsabilité des acteurs étatiques et non étatiques locaux à collecter et partager les preuves des violations auprès des mécanismes nationaux et internationaux de protection des droits humains.
« L’Acaj encourage les acteurs sur le terrain à poursuivre, sans relâche, la documentation de tous les cas de violation des droits humains dans ces territoires, afin d’assurer que ces crimes ne restent pas impunis », a souligné M. Kapiamba.
L’initiative vise à renforcer la traçabilité des exactions, qu’il s’agisse de violences physiques, de détentions arbitraires, ou d’autres atteintes aux droits fondamentaux des populations locales. Selon l’Acaj, la documentation rigoureuse de ces faits est essentielle pour alimenter les enquêtes judiciaires et les rapports des instances internationales, notamment la Commission nationale des droits de l’homme et le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.
Cette prise de position intervient alors que la situation sécuritaire reste très préoccupante dans les territoires occupés, où les civils continuent de subir des déplacements forcés, des pillages et des menaces constantes de la part des forces armées étrangères et des groupes armés.
En appelant à une mobilisation systématique, l’Acaj souligne que la documentation des violations est un outil clé pour garantir la justice et la protection des populations vulnérables dans les zones en conflit.
Rédaction
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