En déplacement à Bruxelles, plusieurs acteurs congolais ont multiplié les échanges au sein du Parlement européen autour de la situation sécuritaire et humanitaire préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Au cœur des discussions figurait l’appel adressé à l’Union européenne afin qu’elle emboîte le pas aux États-Unis en imposant des sanctions contre l’armée rwandaise ainsi que contre les réseaux et complices accusés d’être impliqués dans les violences perpétrées contre les populations civiles congolaises.
Les échanges ont également porté sur le renforcement des mécanismes de justice internationale, mais aussi sur la traçabilité des minerais stratégiques exploités illicitement dans l’Est du pays avant d’intégrer les circuits commerciaux internationaux, notamment européens.
La rencontre s’est tenue avec Hilde Vautmans, ainsi qu’avec plusieurs parlementaires européens engagés sur les questions des droits humains et de paix en Afrique centrale.
Les participants ont en outre évoqué l’évolution du processus de paix dans la région des Grands Lacs, dans un contexte marqué par la persistance des tensions sécuritaires, les accusations visant le Rwanda et une crise humanitaire qui continue de frapper les populations de l’Est congolais.
À travers cette offensive diplomatique menée à Bruxelles, les autorités et acteurs congolais entendent accentuer la pression internationale afin d’obtenir des mesures concrètes contre les responsables des violences et du pillage des ressources naturelles de la RDC.
Moïse KASHALA
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