À la veille de la nouvelle année, le Chef de l’État congolais a tracé une vision claire pour l’avenir de l’appareil judiciaire lors d’une rencontre avec les agents et cadres de l’administration judiciaire, le 30 décembre 2025.
Le message est sans ambiguïté : rigueur éthique, lutte résolue contre la corruption et l’impunité, et justice de proximité au service du citoyen. « Le temps de l’observation est révolu. À partir de 2026, une tolérance zéro s’appliquera face aux antivaleurs qui minent notre système : monnayage des actes, absentéisme, retards répétés, concussion, indiscipline. Nous devons incarner les valeurs de la République », a-t-il déclaré.
Le Chef de l’État a souligné les actions déjà entreprises pour assainir l’administration judiciaire, notamment la réforme de la délivrance des documents judiciaires et la suppression des réseaux informels. Toute forme d’extorsion sera désormais considérée comme une infraction pénale. Les mesures engagées contre la corruption, la spoliation foncière et les fraudes minières se poursuivront dans la discrétion, mais avec fermeté.
Par ailleurs, le rôle de la diplomatie judiciaire a été rappelé, avec l’annonce prochaine de la mise en place d’un guichet unique pour la coopération judiciaire, afin de renforcer l’efficacité et la coordination dans les dossiers impliquant la République.
Sur le plan pénitentiaire, un programme ambitieux de construction et de réhabilitation des infrastructures, certaines centenaires, débutera dès 2026, avec pour objectif de mettre fin aux rétrocommissions et d’améliorer les conditions de détention.
Le Chef de l’État a conclu en affirmant : « Le Ministre est un serviteur de l’État. Je suis un passager ; les réformes, elles, doivent rester. J’appelle toute l’administration judiciaire à s’approprier cette dynamique pour bâtir une justice intègre, moderne et digne de la confiance de nos concitoyens. »
Thérèse Nkwo
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