Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a reconnu avoir pris des engagements irréalistes lors de la campagne électorale, notamment sa promesse de déclencher une riposte militaire immédiate contre le Rwanda « à la moindre escarmouche ». Face à la réalité du terrain, le Chef de l’État a présenté ses excuses à la population congolaise.
« J’avais reçu de fausses informations concernant notre armée. Il y avait une réalité qui nous avait été cachée. On ne va pas à la guerre avec une armée complètement désorientée, décomposée et désorganisée », a-t-il déclaré, justifiant ainsi son changement de posture.
Ces propos interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre République démocratique du Congo et Rwanda. Kinshasa accuse régulièrement Kigali de soutenir la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), une implication que les autorités rwandaises continuent de nier.
Par ailleurs, le Président s’est montré ferme sur la question électorale, affirmant qu’« il n’y aura pas d’élections en 2028 sans le Nord et le Sud-Kivu ». Une position qui traduit la volonté de garantir un scrutin inclusif, alors que plusieurs zones de l’Est du pays demeurent sous occupation ou en proie à une insécurité chronique.
Cette sortie médiatique relance le débat sur la réforme en profondeur des Forces armées de la RDC (FARDC) et sur la stratégie à adopter pour restaurer durablement la paix dans les provinces de l’Est.
Moïse KASHALA
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire