Depuis leur fuite des violences liées aux groupes armés Mobondo en 2022, au moins 173 déplacés de Kwamouth ont trouvé la mort à Bandundu, victimes d’un accueil catastrophique dans les centres collectifs. L’absence de soins médicaux adéquats et de nourriture suffisante, en particulier pour les femmes et les enfants, a entraîné une mortalité alarmante.
Jeudi dernier encore, trois déplacés ont été enterrés après que leurs camarades aient dû payer eux-mêmes les frais de morgue et se cotiser pour organiser les cérémonies funéraires, révélant la gravité de l’abandon dont ils souffrent.
François Tabuku, chef du centre collectif, dénonce un « abandon total » des autorités provinciales et nationales depuis 2024. Il alerte sur l’état de santé critique des déplacés et insiste sur le fait que seule la solidarité entre eux permet aujourd’hui d’assurer la dignité minimale des enterrements.
Cette situation met en lumière une crise humanitaire silencieuse à Bandundu, où l’impunité de l’abandon officiel continue de coûter des vies.
Rédaction
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