En République démocratique du Congo, la question de l’engagement citoyen des jeunes refait surface dans le débat public. À travers une prise de position claire, Teddy KAWANGA , analyste politique et cadre du parti politique AFDC-A, exhorte la jeunesse congolaise à assumer pleinement son rôle dans les discussions autour de la Constitution et de son éventuelle révision.
Selon lui, la Constitution ne doit pas être perçue comme un texte figé, réservé à une élite de juristes ou de responsables politiques. Elle constitue avant tout le socle du vivre-ensemble, un contrat social qui engage l’ensemble des citoyens. À ce titre, toute initiative de révision ou de changement ne peut se faire sans susciter l’intérêt, la réflexion et surtout la participation active des jeunes, qui représentent une part majoritaire de la population congolaise.
Au-delà des considérations techniques souvent mises en avant dans ce type de débat, Teddy KAWANGA insiste sur la dimension profondément politique et générationnelle de la question. Pour lui, il s’agit d’un moment crucial où la jeunesse doit se positionner sur le type de société qu’elle souhaite bâtir et sur la place qu’elle entend y occuper.
Dans ce contexte, le désengagement des jeunes équivaudrait à un abandon de leur pouvoir d’influence. « S’y désintéresser, c’est laisser d’autres décider à leur place », rappelle-t-il, soulignant les risques d’une marginalisation politique d’une génération pourtant appelée à diriger le pays demain. À l’inverse, une implication active permettrait aux jeunes de s’affirmer comme de véritables acteurs du présent et bâtisseurs de l’avenir.
Cet appel intervient dans un climat où les débats autour des réformes institutionnelles suscitent de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. Pour plusieurs observateurs, l’implication de la jeunesse pourrait non seulement renforcer la légitimité des processus en cours, mais aussi favoriser une appropriation collective des enjeux démocratiques.
En définitive, le message porté par Teddy KAWANGA se veut un rappel : l’avenir institutionnel de la RDC ne peut se construire sans sa jeunesse. Plus qu’un simple devoir civique, il s’agit d’une responsabilité historique.
Moïse KASHALA
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