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RDC : Seth Kikuni et Francine Muyumba dénoncent une dérive politique autour de 2028 | Africa Monde

RDC : Seth Kikuni et Francine Muyumba dénoncent une dérive politique autour de 2028

Le climat politique en République démocratique du Congo se tend davantage à l’approche des échéances électorales de 2028. Deux figures politiques congolaises, Seth Kikuni et Francine Muyumba, ont vivement réagi aux récentes déclarations et orientations attribuées au pouvoir en place, exp...
Seth Kikuni et Francine Muyumba, photo crédit @
Seth Kikuni et Francine Muyumba, photo crédit @

Le climat politique en République démocratique du Congo se tend davantage à l’approche des échéances électorales de 2028. Deux figures politiques congolaises, Seth Kikuni et Francine Muyumba, ont vivement réagi aux récentes déclarations et orientations attribuées au pouvoir en place, exprimant leurs inquiétudes face à ce qu’ils considèrent comme une menace pour la stabilité démocratique du pays.

Dans une déclaration au ton particulièrement ferme, Seth Kikuni a averti que si le président Félix Tshisekedi tentait de « confisquer » l’échéance électorale de 2028 par des logiques de confrontation ou de guerre, les différentes forces de l’opposition pourraient être poussées à une rupture radicale.

« Si Félix Tshisekedi menace de confisquer 2028 par la guerre, les oppositions, armée et non armée, n’auront qu’un seul chemin : franchir le Rubicon et jeter les dés », a déclaré Seth Kikuni.

Par cette formule historique inspirée de Jules César, l’opposant laisse entendre qu’une partie de l’opposition pourrait considérer qu’il n’existerait plus de retour possible si le processus démocratique venait à être compromis.

De son côté, Francine Muyumba a regretté ce qu’elle qualifie de priorité donnée à la conservation du pouvoir au détriment de la paix et de la cohésion nationale.

« C’est clair, la paix n’est pas une priorité. La conservation du pouvoir paraît désormais primer, peu importe le prix politique, institutionnel ou humain que le peuple devra payer », a-t-elle affirmé.

L’ancienne sénatrice estime que la RDC traverse une période délicate où les discours politiques risquent d’alimenter davantage les tensions dans un pays déjà fragilisé par les conflits armés dans sa partie orientale, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Ces prises de position interviennent dans un contexte marqué par les débats autour d’un éventuel troisième mandat, des soupçons de révision constitutionnelle et des inquiétudes grandissantes sur l’avenir démocratique du pays. Plusieurs acteurs politiques et organisations citoyennes appellent ainsi au respect strict de la Constitution ainsi qu’à l’organisation d’élections transparentes et apaisées.

Alors que la majorité présidentielle rejette régulièrement les accusations de dérive autoritaire, l’opposition continue de dénoncer un rétrécissement de l’espace démocratique et une montée des tensions politiques à l’échelle nationale.

L’évolution du débat autour de 2028 pourrait ainsi devenir l’un des principaux enjeux politiques des prochaines années en République démocratique du Congo.

Moïse KASHALA 

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