Le Rwanda exclut tout retrait immédiat de ses troupes de l'est de la RDC. Dans un entretien accordé à France 24, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a rejeté la demande du secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui espérait un retrait des forces rwandaises d'ici la mi-juillet.
Selon le chef de la diplomatie rwandaise, ce retrait reste conditionné à la neutralisation préalable des FDLR par le gouvernement congolais, une obligation prévue dans le Concept des opérations (CONOPS). Il affirme que Kinshasa « n'a même pas commencé à appliquer » cet engagement.
Olivier Nduhungirehe a également critiqué le rôle des États-Unis dans la médiation, dénonçant une « partialité flagrante ». Il reproche à Washington d'avoir sanctionné le Rwanda, plusieurs de ses commandants militaires ainsi que sa principale raffinerie d'or, accusée d'avoir reçu de l'or lié au M23 depuis le début de l'année 2026, sans prendre, selon lui, de mesures similaires contre la RDC.
« Ce n'est plus un médiateur neutre », a-t-il déclaré, tout en assurant que le Rwanda agit par « engagement national » et non sous la pression des sanctions.
Enfin, Kigali affirme avoir transmis un chronogramme détaillé visant à accélérer la mise en œuvre du CONOPS et estime que les retards observés sont imputables à la partie congolaise.
Rédaction
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