Le Gouvernement de la République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la réforme du système éducatif. Le ministère de l'Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, dirigé par la ministre Raïssa Malu Dinanga, a annoncé l'instauration d'un concours national comme unique mode de recrutement des enseignants du secondaire public.
Cette réforme vise à renforcer la transparence, l'équité et le mérite dans l'accès à la fonction publique. Désormais, tout candidat souhaitant intégrer le corps enseignant du secondaire devra réussir un concours organisé selon des critères uniformes, garantissant l'égalité des chances et la crédibilité du processus de sélection.
Pour assurer l'intégrité de cette nouvelle procédure, le ministère prévoit la mise en place de mécanismes modernes de contrôle destinés à prévenir toute forme de fraude. Une attention particulière sera également accordée à la promotion des candidatures féminines, afin de favoriser une meilleure représentativité des femmes dans le secteur de l'enseignement et de renforcer l'inclusion.
L'une des principales innovations de cette réforme réside dans l'intégration automatique des candidats admis à la Direction nationale de contrôle de la paie des enseignants (DINACOPE), avec un accès direct au système de rémunération. Cette mesure devrait mettre un terme aux longues périodes d'attente auxquelles étaient confrontés de nombreux nouveaux enseignants avant leur prise en charge salariale.
La première phase de mise en œuvre concerne les provinces de Kinshasa, du Kongo Central, du Kwilu, du Kasaï, du Kasaï Central, du Kasaï Oriental, de la Lomami et de l'Ituri. Le Gouvernement prévoit ensuite une extension progressive de cette réforme à l'ensemble du territoire national.
À travers cette initiative, le Gouvernement, sous l'impulsion du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, entend moderniser le système éducatif congolais en faisant de la compétence, de l'excellence et de la bonne gouvernance les principes fondamentaux du recrutement des enseignants. Cette réforme bénéficie de l'appui technique du Projet d'Apprentissage et d'Autonomisation des Filles (PAAF) ainsi que du soutien financier de la Banque mondiale.
Dan Banza Lwaba
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