Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a alerté sur l’ampleur préoccupante des violences sexuelles commises dans le contexte du conflit armé en République démocratique du Congo.
Dans son dernier rapport, l’institution onusienne indique qu’au moins 1 534 victimes de violences sexuelles liées au conflit ont été recensées en 2025 à travers le pays. Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu concentrent à elles seules près de 80 % des cas, confirmant la gravité persistante de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.
Le rapport met en lumière des crimes particulièrement graves, notamment des cas d’esclavage sexuel imposé à des femmes et des filles par des groupes armés. Plusieurs victimes ont été retenues de force pendant de longues périodes et soumises à des abus répétés.
Le BCNUDH souligne également les conséquences dramatiques de ces violences, notamment la naissance d’enfants issus de viols, une réalité qui accentue la stigmatisation et les difficultés sociales pour les survivantes.
Selon les Nations unies, ces actes démontrent que la violence sexuelle continue d’être utilisée de manière systématique comme une véritable arme de guerre dans l’est de la République démocratique du Congo.
Face à cette situation, l’ONU appelle les autorités congolaises et la communauté internationale à renforcer les mécanismes de protection des civils, lutter contre l’impunité et assurer une prise en charge adéquate des survivantes.
Moïse KASHALA
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