Dans une interview récente consacrée à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, le président rwandais Paul Kagame a estimé qu’une résolution du conflit reste possible, même en l’absence d’un accord global entre les parties.
Évoquant les tensions persistantes entre Kinshasa et le mouvement AFC/M23, le chef de l’État rwandais a défendu une approche pragmatique des négociations. « Même si, sur dix revendications, six seulement sont acceptées et quatre restent en désaccord, c’est déjà un progrès », a-t-il déclaré, appelant à privilégier les avancées concrètes plutôt qu’un consensus total difficile à atteindre.
Selon Paul Kagame, la sortie de crise repose sur trois piliers essentiels. Le premier consiste à instaurer un cessez-le-feu immédiat afin de mettre fin aux hostilités et de créer un climat propice au dialogue. Le deuxième repose sur l’ouverture de discussions politiques inclusives entre les autorités congolaises et les acteurs engagés dans l’AFC/M23, en vue de traiter leurs revendications par des moyens pacifiques.
Enfin, le troisième pilier jugé prioritaire par Kigali concerne la prise en compte des préoccupations sécuritaires du Rwanda. Le président rwandais met en avant la présence, sur le territoire congolais, de groupes armés hostiles, notamment les FDLR, accusés de constituer une menace persistante pour la sécurité de son pays.
Pour Paul Kagame, un accord minimal autour de ces trois axes cessez-le-feu, dialogue politique et garanties sécuritaires pourrait suffire à ouvrir une dynamique positive et durable vers la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo, une région en proie à des conflits récurrents depuis plusieurs décennies.
Moïse KASHALA
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