À la veille de la marche citoyenne annoncée pour ce 2 janvier 2025, le porte-parole du gouvernement congolais et ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « pratiques graves et répétées de gouvernance par crimes » à l’encontre de la population.
Selon lui, des actes d’intimidation, des arrestations arbitraires ainsi que des mesures de répression préventive ont été mis en œuvre pour empêcher toute expression pacifique des citoyens, installant ainsi un climat de peur et de terreur au sein de la population.
Le ministre a également évoqué la situation préoccupante dans la cité de Sake, où plusieurs jeunes seraient portés disparus après avoir participé, en décembre dernier, à des manifestations contre l’occupation rwandaise. Pour Patrick Muyaya, ces événements illustrent une réalité profonde : le rejet massif par le peuple congolais de l’occupation rwandaise et de ses conséquences dramatiques.
« Le peuple congolais est lassé des exactions, des tortures et des massacres », a-t-il déclaré, exprimant la solidarité du gouvernement envers les victimes de ces actes répressifs ainsi qu’envers l’ensemble des populations civiles vivant sous la menace de l’ennemi.
Malgré la répression, a-t-il poursuivi, la population congolaise continue de faire entendre sa voix et de résister dans toutes les zones occupées, déterminée à poursuivre cette lutte jusqu’au retrait du dernier militaire rwandais du territoire national.
Patrick Muyaya a enfin souligné que « les méthodes de répression, d’intimidation, d’emprisonnement et d’étouffement des libertés, portées par le M23 sous l’influence du Rwanda, ne pourront jamais être exportées en République démocratique du Congo ».
« La contrainte ne créera jamais ni légitimité ni adhésion », a-t-il conclu.
Thérèse Nkwo
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