Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a sévèrement critiqué la position du Rwanda concernant la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sur le territoire de la République démocratique du Congo.
Lors d’une déclaration officielle, Patrick Muyaya a souligné que « l’essentiel des résidus des FDLR se trouve dans les zones actuellement sous occupation », faisant référence aux régions de l’est de la RDC où l’État congolais dénonce la présence de groupes armés étrangers. Selon lui, il est injustifiable que le Rwanda continue de brandir la menace des FDLR comme prétexte pour ses interventions ou pour justifier certaines tensions transfrontalières.
Le ministre a rappelé les massacres de juillet dernier, au cours desquels près de 300 Congolais, majoritairement issus de la communauté Hutu, ont été tués. Il dénonce également d’autres exactions commises au nom d’une prétendue lutte contre les FDLR, insistant sur le fait que ces violences ciblent souvent des populations civiles innocentes.
Pour Patrick Muyaya, les FDLR sont avant tout des ressortissants rwandais, qui devraient retrouver leur place au Rwanda et non déstabiliser les provinces congolaises. « Il est temps que Kigali assume ses responsabilités », a-t-il affirmé, renvoyant le Rwanda à sa part de devoir dans la résolution de ce problème historique qui alimente l’instabilité dans l’est de la RDC depuis plus de deux décennies.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte déjà tendu entre Kinshasa et Kigali, marqué par des accusations réciproques autour de la sécurité frontalière et de l’exploitation de groupes armés pour peser sur la région des Grands Lacs.
MOÏSE KASHALA
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