Olivier Kamitatu, proche de l’opposant Moïse Katumbi, soutient la position du ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, qui a qualifié de « déplorable, incompréhensible et inacceptable » la décision de Joseph Kabila de prendre la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN).
Toutefois, s’il partage les réserves exprimées par le chef de la diplomatie belge concernant le choix de l’ancien président congolais, Olivier Kamitatu reproche à Bruxelles son indignation sélective face à plusieurs dossiers sensibles en République démocratique du Congo.
Il pointe notamment le silence de la Belgique sur le projet de révision constitutionnelle en pleine période de guerre, qu’il estime contraire à l’interdit prévu par l’article 219 de la Constitution. Il évoque également la levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort, les détentions sans jugement ainsi que l’existence présumée de lieux de détention secrets documentés par l’ONU et Human Rights Watch.
Dans ses critiques, il cite aussi les agressions répétées dont aurait été victime en Belgique le journaliste réfugié Claude Pero Luwara, ainsi que le soutien ougandais présumé au mouvement rebelle M23.
Pour Olivier Kamitatu, la réaction ferme de la diplomatie belge face à la décision de Joseph Kabila soulève ainsi une question de cohérence : Bruxelles applique-t-elle les mêmes principes à l’ensemble des crises et des violations présumées qui touchent la RDC ?
Cette prise de position met en lumière les divergences autour de la posture diplomatique belge face aux enjeux politiques, sécuritaires et institutionnels congolais.
Moïse KASHALA
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