Les propos controversés de Fils Mukoko, qui lui ont valu des réactions et des sanctions dans le paysage médiatique congolais, suscitent une nouvelle prise de position. L’ancien candidat à la présidentielle, Noël Tshiani, s’interroge sur la pertinence de condamner le responsable politique, estimant que ses déclarations peuvent être interprétées comme un appel à la mobilisation pour défendre la souveraineté nationale.
Dans son argumentaire, Noël Tshiani affirme que la République démocratique du Congo fait face à une agression impliquant, selon lui, le Rwanda et ses alliés, accusés de commettre des violences et des pillages sur le territoire congolais. Il évoque également le cas de l’ancien président Joseph Kabila, qu’il accuse de s’être engagé à la tête d’un mouvement politico-militaire visant à renverser les institutions établies.
Pour étayer sa position, Noël Tshiani rappelle les violences survenues lors de la progression de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) vers Kinshasa en 1996-1997, affirmant que des Congolais opposés à cette avancée avaient été tués.
Sur cette base, il remet en question les critiques visant Fils Mukoko, notamment à propos de sa déclaration relative à la distribution d’armes aux Congolais pour défendre le pays en cas de nouvelle tentative de prise de pouvoir par Joseph Kabila et ses alliés rwandais.
Pour Noël Tshiani, ces propos relèveraient davantage d’un appel à la mobilisation patriotique que d’une menace. Une interprétation qui intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires en RDC, où les déclarations publiques liées à la défense nationale suscitent de vifs débats.
Moïse KASHALA
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