Ngoyi Kasanji, cadre du parti ACDD, a réaffirmé le soutien de sa formation politique aux réformes constitutionnelles en République démocratique du Congo. Selon lui, le peuple souverain dispose du droit légitime d’exiger une Constitution adaptée à ses aspirations et aux réalités actuelles du pays.
Il souligne que ce peuple, issu de l’ensemble des provinces, est représenté au Parlement, qu’il considère comme l’incarnation de la représentation nationale et provinciale. À ce titre, Kasanji estime que cette institution est habilitée à examiner et porter d’éventuelles réformes, même dans un contexte marqué par des défis sécuritaires.
L’acteur politique évoque également le rôle déterminant de la Cour constitutionnelle, qui, le moment venu, devra se prononcer sur la compétence du Parlement à engager ces réformes dans la période exceptionnelle que traverse le pays. Il rappelle à cet effet des précédents jurisprudentiels, notamment lorsque la haute juridiction avait autorisé, après le démembrement des provinces, la nomination de commissaires spéciaux par le Président de la République en lieu et place des gouverneurs élus.
Pour Ngoyi Kasanji, la situation sécuritaire, y compris l’occupation de certaines zones du territoire, ne saurait constituer un obstacle à la réforme constitutionnelle. En cas de controverse, il assure que la Cour constitutionnelle sera saisie afin de trancher en droit.
Enfin, il appelle à privilégier l’intérêt général au détriment des considérations individuelles, estimant que l’urgence nationale impose d’avancer sur ces réformes au-delà des résistances motivées par des intérêts privés.
Moïse KASHALA
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